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| Le Monténégro |
Le Monténégro (nom vénitien signifiant « montagne noire », Crna Gora en serbe, Црна Гора en serbe cyrillique) est une république d'Europe du Sud. Le Monténégro est bordé par la mer Adriatique et est frontalier de la Croatie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Serbie et de l'Albanie. Les villes principales de la république sont la capitale Podgorica (Titograd de 1945 à 1992) avec 170 000 habitants, Nikšić (75 000) et Pljevlja (37 000). L'ancienne capitale royale est Cetinje qui détient également le titre de « capitale de trône » (prestonica). Le territoire monténégrin s'étend depuis les hautes montagnes à la frontière avec la Serbie et l'Albanie — une partie des karsts de l'ouest de la péninsule balkanique — jusqu'à une étroite plaine côtière de deux à six kilomètres de large. Cette plaine s'interrompt abruptement au Nord, à l'endroit où le Mont Lovcen et l'Orjen plongent dans les bouches de Kotor.
La vieille ville de Kotor. Façade principale du palais des princes puis des rois de Monténégro à Cetinje. Le Lac Noir de Durmitor Le Monténégro est un pays d'Europe du Sud bordé par la mer Adriatique et frontalier de la Croatie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Serbie[1] et de l'Albanie. Les villes principales sont la capitale Podgorica (Titograd de 1945 à 1992) avec 170 000 habitants, Nik?i? (75 000) et Pljevlja (37 000). L'ancienne capitale royale est Cetinje qui détient également le titre de « capitale de trône » (prestonica).
Nom du paysLe nom monténégrin ou serbe du Monténégro, Crna Gora, peut se traduire littéralement par « montagne noire », en référence aux forêts sombres qui recouvraient autrefois les Alpes dinariques. Le nom du pays, dans la plupart des langues d'Europe occidentale, y compris en français, en italien et en anglais, est tiré du terme vénitien monte negro, qui a la même signification et remonte probablement à l'époque de la domination de Venise sur la région, au Moyen Âge. D'autres langues, notamment celles parlées aux environs immédiats, ont adopté leur propre traduction de l'expression : c'est ainsi le cas de l'albanais (Mali i Zi), du grec (???????????), du roumain (Muntenegru), du turc (Karada?), du russe (??????????), de l'islandais (Svartfjallaland, c'est-à-dire « pays de la montagne noire ») ou même de l'arabe (????? ??????, "al-jabal u l-'aswad" la montagne noire). HistoireLe Monténégro a une longue histoire de plusieurs siècles en tant que duché semi-indépendant, puis principauté autonome, puis en tant que royaume indépendant en 1910, avant son annexion en tant que province du Royaume de Yougoslavie en 1918. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le royaume a été dissous sous le nouveau régime communiste et la province est devenue une république autonome de la République fédérale socialiste de Yougoslavie. Le Parlement du Monténégro a officiellement proclamé l?indépendance du pays de l?ancienne communauté d?États de Serbie-et-Monténégro (qui avait été instaurée de façon transitoire en 2003 après la dissolution de la République fédérale de Yougoslavie) dans la soirée du 3 juin 2006, celle-ci entrant immédiatement en application. Le ministre islandais des Affaires étrangères Geir Haarde a annoncé avoir reconnu le Monténégro comme un pays indépendant et souverain, faisant ainsi de l?Islande le premier pays au monde à reconnaître l?indépendance monténégrine, la Russie lui emboîtant le pas le 11 juin, en devenant ainsi la première grande puissance à le faire, suivies dès le 13 juin, des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France qui ont adopté la même attitude, tout comme le gouvernement serbe. Le 22 juin, le Monténégro devient le 56e État membre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Puis le 28 juin, il est admis en tant que 192e État membre de l?Organisation des Nations unies. Relations avec l'Union européenneLe Monténégro mène un processus d'adhésion à l'Union européenne. Le processus d'adhésion impose au Monténégro de régler les problèmes liés à la criminalité, à la contrebande, au nationalisme (la région doit toujours faire face aux problèmes liés au multiculturalisme), à la corruption, à la liberté d'information et à la capture des criminels de guerre. Le processus de séparation administrative d'avec la Serbie est, en outre, encore loin du terme. Toutefois, ces dernières années le Monténégro a progressé dans pratiquement tous les critères d'adhésion (démocratie, État de droit, économie)[réf. nécessaire]. Le 15 octobre 2007, le Monténégro a signé l'Accord de stabilisation et d'association, réalisant ainsi l'un des critères d'adhésion à l'Union européenne. GéographieLe Monténégro est situé dans les Balkans. C'est un territoire de forme relativement rectangulaire, bordé au Sud par la mer Adriatique, à l'Ouest par la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, au Nord par la Serbie, au Nord-Est par le Kosovo et enfin au Sud-Est par l'Albanie. Le territoire monténégrin s'étend depuis les hautes montagnes à la frontière avec la Serbie et l'Albanie ? une partie des karsts de l'ouest de la péninsule balkanique ? jusqu'à une étroite plaine côtière de deux à six kilomètres de large. Cette plaine s'interrompt abruptement au Nord, à l'endroit où le Mont Lov?en et l'Orjen plongent dans les bouches de Kotor. Ainsi, bien que disposant d'un large débouché sur la mer, le pays ne dispose pas de port important en raison d'un littoral très accidenté. La région karstique du Monténégro se situe à environ 1 000 m d'altitude, certaines parties montant à près de 2 000 m, comme le mont Orjen (1 894 m), point culminant des chaînes calcaires côtières. La vallée de la Zeta est la zone la plus basse, avec une altitude d'environ 500 m. Le Monténégro possède quelques cavités naturelles. Les montagnes du Monténégro comptent parmi les terrains les plus accidentés d'Europe et parmi les parties qui furent les plus érodées dans la péninsule balkanique pendant la dernière ère glaciaire. Le territoire culmine au Zla Kolata, dans les monts Prokletije, à une altitude de 2 534 m. Subdivisions administrativesDu point de vue administratif, le Monténégro est divisé en 21 « municipalités » (op?tina en serbe), regroupant chacune une ville principale dont elle porte le nom. DémographieGroupes linguistiquesPar langue :
Langue « monténégrine »La langue monténégrine est le serbe dans sa variante iékavienne. Les indépendantistes monténégrins insistent pour l'appeler monténégrin. Le gouvernement a provoqué un mouvement de protestation chez les professeurs partisans de l?union avec la Serbie en souhaitant que les manuels appellent uniquement « langue maternelle » (et non « serbe ») la langue parlée au Monténégro. D'ailleurs, depuis l'accession à l'indépendance, les Serbes du Monténégro qui représentent 44 % de la population réclament leur autonomie linguistique. Même si certains linguistes utilisent encore le terme « serbo-croate » pour définir la langue parlée au Monténégro, en Serbie, en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, officiellement le « serbo-croate » n?existe plus, chaque pays nommant sa langue : « monténégrin », « serbe », « bosniaque » (voire « bosno-serbe » ou « bosnien » en fonction de l?écriture utilisée) ou « croate ». Il y a isoglosse entre ces langues (les locuteurs se comprennent spontanément, sans traducteur) : leur définition est donc historique et politique. En revanche, il y a des différences partielles de lexique (certains mots, certaines conjugaisons ou déclinaisons varient) et surtout une différence d'alphabet : il est cyrillique et latin en Serbie (avec une utilisation courante de l'alphabet latin en dehors des situations officielles) et dans la République serbe de Bosnie, mais latin en Croatie et dans la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine. Au Monténégro, l'emploi de l'alphabet latin progresse rapidement depuis la fin de la Yougoslavie aux dépens du cyrillique.[réf. nécessaire] Depuis le 24 février 2008, le gouvernement a fait passer une loi qui désigne comme monténégrin la langue officielle du pays et plus serbo-croate[réf. nécessaire]. Groupes ethnico-religieuxLa question de la composition ethnique, tout comme celle de la langue, est au c?ur d'une querelle politique au Monténégro : l'identité ethnique monténégrine n'étant pas clairement définie. Un sondage sur l'origine ethnique des Monténégrins réalisé en 2003 et disponible sur le site du prince héritier[2] donne les résultats suivants[3] :
La répartition ethnique au Monténégro n'est pas homogène, les Albanais sont situés en majorité à l'Est et au Sud-Ouest du pays; aux frontières du Monténégro et de la Serbie et aux frontières avec l'Albanie. Les Musulmans et Bosniaques (terme qui désigne fondamentalement le même groupe national, les slaves du sud islamisés) vivent en majorité dans la zone nord dénommée aussi Sandjak. Quant à la répartition Serbes-Monténégrins, elle a été très fluctuante dans le temps non pas à cause de mouvements de population mais bien parce que les gens peuvent se déclarer successivement Monténégrins ou Serbes principalement selon leurs options politiques (souverainisme/fédéralisme). On peut cependant définir grosso modo deux zones où les Serbes sont plus nombreux que les Monténégrins, la région du Sandjak et la région côtière. La petite minorité croate est localisée pour sa presque totalité dans la baie de Kotor. Les Albanais du Monténégro représentent 10 % de la population et sont majoritairement de confession musulmane. Ils se trouvent surtout au sud du Monténégro à la frontière avec l'Albanie. Leurs noms ont été slavisés et leurs appellations subdivisées en : malsor, shqitar et albanski. PolitiqueLe Monténégro est le premier pays du monde à avoir inscrit la protection de l'environnement dans sa Constitution (en 1992). Économie
CultureSportAprès l'indépendance, les fédérations sportives nationales monténégrines ont été fondées, dont la Fédération du Monténégro de football. D'autres fédérations sont en cours de constitution, comme la Fédération monténégrine de spéléologie. Voir aussiNotes
Liens externes
Articles connexes
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