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La République de Macédoine (usage international : ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) ou ex-République yougoslave de Macédoine, désignation officielle utilisée par l’ONU, l’OTAN, l’Union européenne, etc.), est un État d’Europe du sud situé dans la péninsule balkanique. Elle a acquis le statut de pays-candidat à l’Union européenne depuis décembre 2005. Elle est entourée de la Grèce, de la Bulgarie, de la Serbie et de l’Albanie. La fonction stratégique de la Macédoine est dérivée de son commandement sur le grand corridor qui mène d'Europe Orientale vers la Méditerranée le long de la Morava et du Vardar, une route qui a été le témoin du passage d'innombrables armées grecques, romaines, slaves et turques.
La Macédoine, appelée République de Macédoine ou Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM ou FYROM en anglais)[2], est un État d?Europe du Sud situé dans la péninsule balkanique. Elle a acquis le statut de pays-candidat à l?Union européenne depuis décembre 2005. Elle est entourée de la Grèce, de la Bulgarie, de la Serbie (et du Kosovo[3]) et de l?Albanie.
Origine et débats autour du nomL'église Saint-Jean de Kaneo à Ohrid Le nom Macédoine est la forme latine (Macedonia) d?un toponyme grec ancien (?????????) nommant cette partie des Balkans. Le terme de Macédoine renvoie au royaume de Philippe II de Macédoine et d?Alexandre dans l?Antiquité. Sous l?Empire byzantin, il a servi à désigner des divisions militaires et administratives d?ailleurs mouvantes (« thèmes »), dans une région où depuis le VIe siècle s?étaient installés des Slaves, tandis que les Grecs restaient groupés près de la côte. Englobée de 893 à 927 dans l?empire bulgare de Siméon (sauf sa capitale Salonique), la Macédoine revient à l?Empire Byzantin vers 1015. Le Souverain serbe Stefan Milutin s?en empare à son tour 1284. Elle restera serbe jusqu?en 1371 et la défaite de Vuka?in Mrnjav?evi? lors de la bataille de la Maritza. Dans un premier temps Marko Kraljevi? la gouvernera sous l?autorité des Turcs, puis les Turcs ottomans l?occupent seuls jusqu?en 1912. Pour eux, pendant cinq siècles, tout l'ouest de l'actuelle Macédoine était le Kosovo du Sud, celui-ci a été partitionné par la Fédération Yougoslave. C'était pendant l'Empire Ottoman le Vilayet (ou région administrative ) de Shkup (Skopje : actuelle capitale de la Macédoine). Tandis que le sud de la Macédoine était une partie du Vilayet de Manastir (dont le nom albanais a été modifié en Bitola par les yougoslaves). C'est d'ailleurs à Manastir qu'a été choisi l'alphabet de la langue albanaise. En 1913 la Serbie, la Bulgarie et la Grèce, qui revendiquaient chacune la Macédoine (dont la population était alors fort bigarrée) chassent les Turcs et se partagent le pays. À Paris, un cuisinier invente un plat de légumes mélangés qu?il baptise du nom de cette région. Après la première guerre mondiale, la Serbie est intégrée au nouvel État devant réunir les populations slaves de la région : la Yougoslavie. Au cours du XXe siècle la Yougoslavie devient une fédération, au sein de laquelle la république de Macédoine est une composante indépendante de la république de Serbie. Avec la fin de la Yougoslavie, en 1991, les dirigeants de la République de Macédoine ? qui vient de gagner son indépendance ? cherchent une identité locale forte qui évite leur absorption par la Bulgarie (le parler slave de Macédoine est très proche du bulgare) ou par l?Albanie (le district de Tetovo, au nord-ouest, est peuplé d?Albanais). Pour cela, non seulement ils conservent le nom Macédoine, mais ils adoptent les emblèmes de la Macédoine antique ("Soleil de Vergina" dans la tombe de Philippe II). La Grèce conteste cette appropriation d?un passé grec bien antérieur aux Slaves, et cette dénomination.[4] Diverses dénominations sont proposées : « Vardarie » (du nom du principal fleuve du pays), « Macédoslavie », « Macédoslavonie », « Nouvelle Macédoine » ou encore « Slavomacédoine », mais les dirigeants macédoniens refusent tout nom où ne figurerait pas le radical « Macédo » et les Grecs, tout nom où il figure. En l?absence de compromis, la plupart des organisations internationales et des États étrangers appellent officiellement ce pays par son nom constitutionnel : République de Macédoine. Seule la Grèce et ses alliés, dans les relations officielles, appellent le pays par l?acronyme ARYM (Ancienne République yougoslave de Macédoine). L?acronyme anglais est FYROM (Former Yugoslav Republic of Macedonia). Il est toutefois fait largement usage, par commodité, dans les textes moins officiels (communiqués, liens de navigation des sites des ministères des Affaires étrangères) des termes Macédoine et République de Macédoine. 113 pays dans le monde utilisent le nom constitutionnel (« République de Macédoine ») et reconnaissent officiellement le nom "Macédoine". Parmi ceux-ci : la Turquie, les États-Unis d?Amérique, la Russie, la Pologne, la Slovénie, la Chine et la Bulgarie[5] ont reconnu unilatéralement le nom de « République de Macédoine ». La Grèce craint que si le nom « République de Macédoine » est utilisé, la Macédoine pourrait nourrir des prétentions territoriales vis-à-vis de la province grecque de Macédoine. Cependant l?amendement 2 de la constitution macédonienne interdit à l?État macédonien d?envahir d?autres territoires. Lors du sommet de l'OTAN à Bucarest en avril 2008, alors que l?Albanie et la Croatie ont été officiellement invitées à rejoindre l?organisation, la candidature de la Macédoine n?a pas été acceptée suite au veto de la Grèce. Le secrétaire général de l?OTAN a déclaré que le pays sera le bienvenu lorsqu?il aura réglé le problème de son nom officiel (Macédoine) que la Grèce refuse toujours de reconnaître[6]. HistoireLa République de Macédoine est issue de la partition de l?ancienne Yougoslavie. Pour affirmer son identité et sa cohésion face à l?irrédentisme bulgare ou albanais, elle choisit de conserver le nom de "Macédoine" et la définition de Krste Petkov Misirkov[7] de sa langue majoritaire ("macédonienne"); pour symbole national, face au lion bulgare et à l?aigle albanais, elle adopta brièvement en 1992 un drapeau portant l?étoile de Vergina, symbole associé à Alexandre le Grand. Géographiquement, la république représente 38 % de la superficie et 44 % de la population de la région géographique et historique connue sous le nom de Macédoine, le reste étant divisé entre ses voisins grecs (un peu plus de la moitié du total) et bulgares (moins d?un dixième). Le choix de la dénomination de "Macédoine" par un état à majorité slave entraîna les véhémentes protestations de la Grèce, qui considère que cette dénomination héritée de l?Antiquité appartient à son histoire et non à celle des slaves, d?autant que la langue d?Alexandre le Grand était le grec de la koinè. Elle conteste donc à la nouvelle république le droit d?utiliser ces références à l?Antiquité et a obtenu qu?elle modifie son drapeau en 1995. Cependant l' aéroport de Skopje a été rebaptisé "Alexandre le Grand" ce qui peut être perçu comme une provocation par les Grecs. C?est pourquoi l?ONU ne la reconnaît que comme « ancienne République yougoslave de Macédoine » (ARYM - en anglais FYROM pour Former Yugoslav Republic of Macedonia[8] et que le pays adopta en 1995 un nouveau drapeau avec huit rayons au lieu des seize rayons de l?ancienne étoile de Vergina. Après de nombreuses propositions repoussées par le gouvernement de Skopje ("Vardarie", "Vardaroslavonie", etc.) ou par celui d?Athènes ("Macédoslavie", "Macédoine du Nord", etc.), une nouvelle proposition d?« appellation à ne pas traduire » (comme "Belarus", "Moldova" ou "Myanmar"): Republika Makedonija-Skopje, a été avancée par les Nations unies et semble pouvoir être acceptée par la Grèce. La République de Macédoine resta à l?écart des violents conflits nationalistes qui secouèrent les anciennes républiques yougoslaves de Bosnie-Herzégovine et Croatie en 1991-1995, mais l?afflux de 360?000 réfugiés albanais du Kosovo voisin en 1999 suite à la Guerre du Kosovo faillit déstabiliser la république. Avec l?aide internationale, elle sauvegarda cependant sa cohésion, son indépendance et la paix civile. La stabilité politique et une longue frontière commune avec l?Union européenne (Bulgarie et Grèce) aident au développement économique de la Macédoine. Relations avec l?Union européenneVue de Prilep depuis les montagnes, sous la chaleur estivale des Balkans Malgré les nombreuses avancées réalisées ces dernières années dans le sens de l?adhésion à l?Union européenne, pour l?instant (2007) les disputes entre Slaves, Macédoniens et Albanais ont mené à la paralysie du parlement et en conséquence la stagnation des réformes. Il apparaît improbable que le Pays réussisse à entamer les négociations avant 2009. Ci-dessous les étapes déjà parcourues:
PolitiqueUne brève guerre civile eut lieu en 2001, à laquelle prirent part des rebelles albanais de l?ouest du pays, revendiquant l?emploi de la langue albanaise dans l?administration et l?enseignement, et les forces de l?ordre? Elle se termina par l?intervention d?une petite force de l?OTAN devant surveiller le cessez-le-feu. Sous l?égide de l?OTAN et de l?Union européenne, les représentants des composantes albanophones et slavophones signèrent le 13 août 2001 les accords d?Ohrid prévoyant des droits plus étendus pour la minorité albanaise. Ces droits renforcés pour les minorités furent concrétisés par des amendements constitutionnels votés en novembre 2001. Depuis 2002, l?Union européenne a pris la relève de l?OTAN en Macédoine et signe ainsi sa première opération avec des moyens de l?Alliance. SubdivisionsIl existe 8 régions qui ne possèdent aucun rôle administratif (uniquement juridique et statistique) :
Depuis août 2004, ces régions sont divisées en 85 municipalités (op?tini; au singulier op?tina), dont 10 forment le Grand Skopje. Avant le redécoupage de 2004, il y avait 123 municipalités. Elles avaient été créés en septembre 1996. Avant cela, le gouvernement local était organisé en 34 districts administratifs. GéographieLa Macédoine possède quelques cavités naturelles [1] ÉconomieDémographieÉvolution de la démographie entre 1992 et 2003 (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d?habitants. Répartion ethniqueRésultat du recensement de 2002
Culture
CodesLa République de Macédoine (ancienne République yougoslave de Macédoine) a pour codes :
Voir aussiRéférences
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