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La Roumanie
La Roumanie (roumain România) est un État d’Europe de l'Est, située au carrefour de l'Europe Centrale (la Transylvanie (région), la Crisana, le Banat roumain et la Marmatie), de l'Europe du Sud (la Valachie (région) et la Dobroudja des Balkans) et de l'Europe de l'Est (la région de Moldavie et la Bucovine), membre de l’Union européenne et de l'OTAN. Les stations du littoral s'étalent sur une frange côtière allant du sud de la ville de Constanţa jusqu'à la frontière bulgare. Elles bénéficient d'un long ensoleillement et d'une chaleur tempérée, la moyenne étant de 25°C en été. 250 254 touristes les ont fréquentées en 2006, et les prévisions pour 2007 sont encore plus optimistes.

45° N 25° E / 45, 25

România (ro)
Roumanie (fr)
Drapeau de la RoumanieArmoiries de la Roumanie
(Détails)(Détails)
carte
Langue officielleRoumain
CapitaleBucarest
44° 25' N; 26° 06'E
Plus grande villeBucarest - 2 082 000 (2003)
Forme de l?ÉtatRépublique semi-présidentielle
 - Président
 - Premier ministre
Traian B?sescu
Emil Boc
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 78e
238 391 km2
3,0 %
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 49e
22 246 862 hab.
94 hab./km2
Indépendance
 - Date
De l'Empire ottoman
9 mai 1877


GentiléRoumains, Roumaines


IDH (2005)Augmentation 0,813 (élevé) (60e)
MonnaieNouveau leu roumain
(lei au pluriel) (RON)
Fuseau horaireUTC +2
Hymne nationalDe?teapt?-te, române! (Éveille-toi, Roumain!)
Domaine internet.ro
Indicatif
téléphonique
+40


La Roumanie (roumain România) est un État d?Europe de l'Est situé au carrefour de l'Europe centrale, membre de l?Union européenne et de l'OTAN.

Possédant un héritage latin, le pays est entouré par des pays slaves comme la Bulgarie, la Serbie et l?Ukraine, ainsi que par la Hongrie. Il est bordé par la mer Noire au sud-est. Au nord-est, un petit pays également à majorité roumanophone, la République de Moldavie, ne fait plus partie de la Roumanie depuis 1944. La Roumanie, qui est le 7e pays le plus peuplé de l?Union européenne et le 9e par sa superficie, est aussi un pays stratégique pour l'Union européenne de par ses relations étroites avec les pays de la mer Noire.

La création de l'État roumain moderne date du XIXe siècle, son territoire actuel du XXe siècle, et résulte de la réunion des anciennes principautés médiévales : Valachie, Moldavie (1859) et Transylvanie (1918). Mais les Roumains s'identifient surtout par leur langue latine et se considèrent volontiers comme les héritiers de l'ancienne Dacie (pays des Thraces du nord, conquis par l'empereur romain Trajan en 106) et de l'Empire romain.

Une autre composante de l'identité roumaine dérive de l'Empire byzantin, dont les Roumains ont hérité leur foi, orthodoxe à plus de 85%. À l'époque moderne, c'est la France des Lumières qui a inspiré la création de la Roumanie moderne avec ses idéaux d'émancipation et de progrès. Les totalitarismes ont par la suite marqué le pays : nationalisme, puis fascisme des années 1930 et communisme initialement imposé par l'Union soviétique dans la seconde moitié du XXe siècle jusqu'en 1989, jusqu'à la chute de la République socialiste de Roumanie.

Pendant la période de transition qui a abouti à son adhésion à l'Union européenne le 1er janvier 2007, la Roumanie est devenue l'un des alliés des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme. Pendant cette période de contradictions, la société roumaine a été bouleversée dans les domaines politique, économique et culturel entre des courants traditionnels et des courants modernes. La période a vu l'apparition d'un nombre important d'entreprises et d'entrepreneurs, qui ne sont pas tous issus de l'ancienne nomenklatura communiste. Même si ces entreprises ne sont pas très compétitives sur le plan international, le développement est visible : le commerce prospère, la construction explose (ainsi que le nombre de voitures), les voies de communication s'améliorent (bien que le choix du tout-routier au détriment du rail se traduise par des encombrements chroniques), l'équipement des ménages se modernise?

Sommaire

Toponymie

România, le nom du pays, est relié à Rome, ancienne capitale de l?Empire romain et à l'Empire byzantin dont le nom officiel était ??????? (Romania). On sait que les Grecs jusqu'au XIXe siècle se définissaient eux-mêmes comme ??????? (Roméi) ou ?????? (Romii)[1] et non ??????? (Hellènes, mot qui ne désignait alors que les grecs antiques) et encore moins ?????????? (Byzantins, mot inventé en 1557). En fait tous les habitants de l'Empire romain d'orient se définissaient comme ??????? (Romées), qu'ils fussent Albanais, Arméniens, Aroumains, Grecs ou Roumains. Ce n'est que peu avant la guerre d'indépendance que les Grecs, toujours qualifiés de « Roumis » par les Turcs, vont commencer à se désigner comme ??????? (Hellènes), tandis que Roumains et Aroumains continuent à être désignés par l'exonyme de « Valaques ».

L'endonyme români par lequel s'identifiaient les Roumains, ne désignait pas au Moyen Âge une nationalité, mais simplement une origine et une langue communes (limba româneasc?)[2]. Les roumanophones s'identifiaient par leur origine géographique : moldovean (Moldave), ardelean (Transylvain), muntean (de Valachie centrale), oltean (d'Olténie), maramure?ean (du Maramure?), b?n??ean (du Banat) ou dobrogean (de Dobrogée). Ce sont Émile Ollivier, Élisée Reclus et Edgar Quinet, inventeurs du principe selon lequel on doit désigner un peuple par le nom qu'il se donne lui-même, qui ont imposé dans les langues étrangères le terme de « Roumains » à la place de « Valaques », « Moldo-valaques », « Moldaves », « Moldaviens », « Vlachs », « Volokhs », « Wallachiens » et autres « Romounes » devenus d'ailleurs flous et parfois péjoratifs (voir Origine des roumanophones).

Données spatiales et physiques

Article détaillé : Géographie de la Roumanie.
Roumanie
Géographie de la Roumanie
ContinentEurope
RégionEurope de l'Est
Coordonnées45°00'N, 25°00'E
Superficie79e rang mondial
238 391 km²
Terres : 97 %
Eau : 3 %
Côtes225 km
FrontièresTotal: 2508 km
Bulgarie 608 km, Ukraine 531 km, Hongrie 443 km, Moldavie 450 km, Serbie 476 km
Altitude maximale2 544 m (Moldoveanu)
Altitude minimale0 m (Mer Noire)
Plus long cours d'eauDanube (1 075 km)
Plus importante étendue d'eauBicaz

Site et situation

Située au sud-est de l'Europe, la Roumanie a des frontières avec (dans le sens horaire) la Bulgarie au sud, la Serbie au sud-ouest, la Hongrie à l'ouest, l'Ukraine au nord, la Moldavie au nord-est, de nouveau l'Ukraine au nord-est et ouverture sur la mer Noire à l'est.

Le bassin central transylvain est séparé de la plaine de Moldavie à l'est par les Carpates et de la plaine de Valachie au sud par les Alpes de Transylvanie.

Les Carpates

Pays limitrophes

Possessions maritimes

La Roumanie a 24 milles nautiques de zone contiguë et 12 milles nautiques de mer territoriale.

Frontière avec l'Ukraine

Concernant l'extrémité orientale de leur frontière commune, la Roumanie et Ukraine ont porté devant la Cour internationale de justice de La Haye un conflit qui les oppose sur cinq îles du bras danubien de Chilia et sur le partage du plateau continental autour et au sud de l'Île des Serpents, dont les 12 200 km² contestés pourraient receler 100 milliards de mètres cubes de gaz[3]. Il s'agit de territoires occupés par l'URSS en 1948, après le Traité de Paix de Paris de 1947. Concernant le plateau continental, la Cour a rendu son arrêt le 3 février 2009, attribuant 2500 km à l'Ukraine, et 9500 km à la Roumanie[4].

Régions traditionnelles

La Roumanie moderne s'étend sur plusieurs régions historiques, héritées de la géographie médiévale, dont certaines appartiennent pour partie à ses voisins.

Régions historiques de la Roumanie et de ses voisins
  • Au nord-ouest, la région appelée globalement Transylvanie comprend l'ancienne Principauté de Transylvanie proprement-dite, vassale de la Hongrie (aujourd'hui au centre de la Roumanie) et, à l'ouest, des parties de régions ayant jadis appartenu au royaume de Hongrie lui-même (partium) : Banat (partagé avec la Serbie), Crisana (partagée avec la Hongrie) et Marmatie (partagée avec l'Ukraine : la partie roumaine s'appelle Maramure?, l'ukrainienne Ruthénie subcarpatique).
  • Au sud, la région appelée globalement Valachie comprend l'Olténie, la Munténie et, selon les auteurs, la Dobrogée (d'autres auteurs comptent à part cette région partagée avec la Bulgarie : Dobrogea en roumain et Dobroudja en bulgare).
  • Au nord-est, la région appelée globalement Moldavie comprend l'ancienne Principauté de ce nom, qui a subi deux partages :
    • le premier, ancien, en a détaché successivement l'ancienne Bessarabie en 1484-1538, la Bucovine en 1775 et la nouvelle Bessarabie (moitié orientale du pays) en 1812 ; les noms de ces deux dernières régions ont été définis lors de cet ancien partage ;
    • le second partage, toujours en vigueur, date de 1940 : il laisse en Roumanie la moitié sud de la Bucovine et la moitié ouest de l'ancienne Principauté, en République de Moldavie les deux tiers de la nouvelle Bessarabie (moitié est de l'ancienne Principauté), et en Ukraine la moitié nord de la Bucovine, un fragment de la Moldavie occidentale (Her?a) et un tiers de la nouvelle Bessarabie (Hotin au nord, Boudjak au sud).

S'il arrive parfois que des partis nationalistes agitent le passé roumain de ces régions, la Roumanie n'a aucune revendication territoriale et a reconnu par des traités avec ses voisins toutes ses frontières, à l'exception de quelques îles en litige avec l'Ukraine aux Bouches du Danube jusqu'à récemment.

Topographie et hydrographie

Carte topographique de la Roumanie
Article détaillé : Cours d'eau de Roumanie.

Couvrant une grande aire elliptique de 237 499 kilomètres carrés, la Roumanie est à la 79e place mondiale et à la 12e européenne par sa superficie. Située au nord-est des Balkans, elle occupe la plus grande partie du bassin inférieur du Danube et les régions montagneuses du bassin moyen du même fleuve. Le pays s'étale sur les deux versants des Carpates, qui forment la barrière naturelle entre les deux bassins du Danube.

Géologie et pédologie

Géologie de la Roumanie et de ses voisins.
Article détaillé : Géologie de la Roumanie.

La position de la Roumanie aux confins des boucliers Pannonique, Mésique et Scythique détermine sa structure géologique articulée autour de l'orogénèse alpine, dont les Carpates sont un prolongement, et dont la boucle sud-est est souvent l'épicentre de séismes. À l'intérieur de cette boucle, le plateau transylvain est surélevé (altitude moyenne 220 m) par rapport aux plaines moldave et valaque. La première est vallonnée par une érosion accentuée au Messinien, alors que le niveau hydrologique de base était très bas et que les cours d'eau ont profondément entaillé le substrat. Ultérieurement, le fond de ces entailles a été en partie comblé. La seconde, comblée plus généreusement au Cénozoïque par les alluvions fluviatiles du Danube, est plus plate. Les roches les plus anciennes, d'âge hercynien, affleurent au sud-est, en Dobrogée. Au Néozoïque des sédiments récents, continentaux, voire éoliens, se sont déposés sur les alluvions fluviatiles et sur les plateaux, avant d'être remaniés par la fonte post-Würmienne. La plaine valaque est fréquemment recouverte de dépôts de l?ss.

Risques géologiques

Des tremblements de terre sont possibles dans le sud et le sud-ouest du pays.

Météorologie et climat

La position de la Roumanie lui confère un climat continental, notamment en Valachie et en Moldavie, et dans une moindre mesure en Transylvanie, où le climat est plus modéré. Des hivers longs et parfois sévères (de décembre au début mars), des étés chauds (juin - début septembre), et un automne prolongé (septembre à novembre) sont les saisons principales, avec une transition rapide entre le printemps et l'été. À Bucarest, la température minimale en janvier est généralement de -5 °C, et la température maximale en juillet est de 29 °C.

Biogéographie

  • Utilisation des terres :
    • terres arables : 41%
    • pâturages permanents : 21%
    • forêts et zones boisées : 29%
    • autres : 6% (en 1993)
    • terres irriguées : 31 020 km² (en 1993)

Faune

Flore

Réseaux de communication et transports

Routes

Transport ferroviaire

Aéroports

Télécommunications et Internet

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Roumanie.
Le château de Pele?, ancienne résidence des rois de Roumanie

Les populations dont sont issus les Roumains ont une longue histoire, bien documentée depuis l'apparition des premiers Daces (Thraces du nord), conquis par l'Empire romain, dont la domination va durer 150 ans avant de se retirer au milieu du IIIe siècle. Au sud du Danube par contre, la domination romaine a duré six siècles. Les populations latinophones du bassin danubien et des Balkans, sujettes ou bien de l'Empire romain d'orient (au sud du Danube) ou bien des royaumes « barbares » (au nord du Danube), n'auront pas d'État à elles avant 1186, date de la fondation du Regnum Bulgarorum et Valachorum (Royaume des Bulgares et des Valaques) par les dynasties Deleanu, Caloianu et Asen. Peuplé pour moitié de Bulgares, ce royaume situé à cheval sur les deux rives du bas-Danube ne dure que 63 ans avant d'être remplacé par des Tzarats bulgares (au sud du Danube) et par des banats roumains vassaux de la Hongrie (au nord du Danube). La fusion et l'indépendance des banats nord-danubiens donne au XIVe siècle les principautés de Moldavie et Valachie qui, après quatre siècles d'autonomie sous l'influence ottomane, fusionnent à leur tour en 1859 pour former le Vieux Royaume de Roumanie, dont l'indépendance totale par rapport à l'Empire ottoman sera reconnue en 1878. Le Royaume de Roumanie naît officiellement en 1881.

La fin de la Première Guerre mondiale voit la Transylvanie (hongroise depuis 1867 au sein de la monarchie austro-hongroise), la Bucovine, la Bessarabie et une partie du Banat voter leur rattachement à la Grande Roumanie qui remplace le Vieux Royaume. Au début de la Seconde Guerre mondiale la Roumanie est pro-Alliée avec son roi anglophile Charles II qui fait tirer sur les fascistes de la Garde de fer, juger et exécuter leur chef Corneliu Zelea Codreanu, et garantir les frontières du royaume par le Royaume-Uni et la France. Par la mer Noire, la Roumanie transfère l'armée et le gouvernement polonais en territoire britannique, à Alexandrie, sur la flotte du SMR sous escorte de la marine de guerre.

Allié avec Staline par le Pacte germano-soviétique de 1939, Hitler considère donc la Roumanie, à juste titre, comme une puissance hostile, et l'été 1940, après l'effondrement de la France, l'oblige à céder la Bessarabie à l'URSS, la Transylvanie du nord à la Hongrie et la Dobrogée méridionale à la Bulgarie. La Roumanie ne conserve que la moitié de son territoire de 1918. Par la suite, Hitler et la Garde de fer renversent le roi et le remplacent par le maréchal Ion Antonescu (qui est jugé et exécuté à la fin de la guerre). Lors de l'Opération Barbarossa, Antonescu engage la Roumanie aux côtés de l'Allemagne en juin 1941 pour récupérer la Bessarabie. Mais il ne se contente pas de cela : il fait occuper par l'armée roumaine la "Transnistrie" (une partie de la Podolie ukrainienne), il s'y livre à des atrocités et il envoie l'armée roumaine au massacre jusqu'à Stalingrad. Un Conseil national de la Résistance se forme entre les mouvements de partisans, les leaders des partis politiques démocrates interdits, et le roi Michel, qui renversent Antonescu en août 1944: la Roumanie déclare la guerre à l'Axe, engageant 550 000 soldats contre l'Allemagne.

Le 6 mars 1945, un premier coup d'État communiste soutenu par l'URSS met fin au gouvernement issu de la Résistance, et le roi Michel est contrait d'accepter au pouvoir le Parti communiste roumain puis d?abdiquer fin 1947 : la dictature communiste s'abat alors sur le pays. La République socialiste de Roumanie durera jusqu'en décembre 1989, faisant 2 millions de morts civils (chiffre officiel) en 45 ans[5]. Après un second coup d'État, qui le 22 décembre 1989 met fin à un demi-siècle de dictature, de pénuries et d'étouffement de la société civile, le président communiste Nicolae Ceau?escu et sa femme sont condamnés à mort et exécutés suite à un "procès" très controversé, le jour de Noël 1989[6].

Depuis, la Roumanie évolue dans un contexte international difficile marqué par la fin des trente glorieuses et le développement d'un ultra-libéralisme dérégulateur qui lamine les services publics et provoque périodiquement des effondrements financiers. Dans ce contexte et sans aucun Plan Marshall, la Roumanie met 17 ans à se reconstruire suffisamment pour répondre aux conditions léonines posées par l'Union Européenne pour l'intégrer, en même temps que la Bulgarie, en janvier 2007[7].

Chronologie

  • VIe siècle : Installation des Slaves parmi les latins et arrivée des cavaliers turcophones bulgares qui fondent un royaume s'étendant sur les actuelles Yougoslavie, Roumanie, Moldavie, Macédoine et Bulgarie. Ce royaume adopte la langue slavonne et le christianisme : c'est la première Bulgarie, mais la moitié de sa population est latinophone ("valaques"). En Europe, Byzance ne garde que la Grèce et les côtes de la péninsule des Balkans.
  • Xe siècle : Byzance détruit la Bulgarie avec l'aide des Russes et des cavaliers turcophones de la steppe. Schisme entre Rome et l'Orient. Apparition du bogomilisme, ancêtre du catharisme. Les "Valaques" roumanophones vivent désormais au sein de petits duchés, les "canesats", éparpillés depuis les pays tchèques jusqu'à la Thessalie et de l'Adriatique à la mer Noire, connus comme "romanies" ou "valachies", et vassaux de Byzance, des turcophones, ou du royaume tchèque de Moravie.
  • XIIIe siècle : Invasion occidentale et catholique à Byzance (4ème croisade). Les Occidentaux attaquent le royaume valaque mais leur chef Baudouin de Flandre est tué. Grande invasion mongole en 1223 (Tatars) : la Valaquie comme ses voisins est ravagée. En 1247 les slavons succèdent aux roumanophones : la seconde Bulgarie remplace la Valaquie. Les grecs reprennent Byzance en 1261 mais déjà les turcs s'installent en Anatolie. Les peuples orthodoxes sont pris entre les catholiques à l'ouest et les musulmans à l'est : tout est déjà en place pour les futures guerres des Balkans. Au nord du Danube les "canesats" sont vassaux de la Hongrie, de la principauté slave de Galicie ou des Tatars. Entre les "canesats" vivent des populations slavonnes et iranophones (ïasses).
  • XIXe siècle : L'Empire russe annexe la moitié est de la Moldavie (actuelle République de Moldavie). Révolutions républicaines en 1821 et 1848. Fondation en 1856 de la "petite Roumanie" par l'union entre Moldavie occidentale et Valachie. En réaction, annexion de la Transylvanie par la Hongrie en 1867 dans le cadre autrichien. Alliée aux Russes, la petite Roumanie devient totalement indépendante en 1878 et aide la troisième Bulgarie (celle d'aujourd'hui) à gagner la sienne contre l'Empire turc ottoman.
  • XXe siècle : En 1918, les territoires austro-hongrois et russes peuplés de roumanophones (Transylvanie, Bucovine, Moldavie orientale dite Bessarabie) élisent des députés, proclament leur indépendance puis leur union à la Roumanie, qui avait combattu au côté des Alliés.
  • 1921-1923 : Réformes (vote des femmes, naturalisation des Roms et des réfugiés juifs, partage des grandes propriétés).
  • 1938 Dictature antifasciste du roi Carol II, qui réprime la "Garde de fer" fasciste et le P.C.. La "Garde de Fer" organise des attentats, tue plusieurs ministres et intellectuels démocrates et s'en prend aux Juifs et aux Tsiganes.
  • 22 décembre 1989 : alors que des manifestations contre le régime secouent le pays, les communistes réformateurs renversent Ceau?escu, forment avec quelques dissidents un Front du salut national (FSN), renoncent au communisme et permettent le rétablissement de la démocratie et de l'économie de marché. C'est la « révolution roumaine » : plusieurs centaines de soldats et de civils meurent en se tirant dessus mutuellement, chaque groupe pensant défendre la démocratie contre de prétendus partisans de Ceau?escu (le sénateur Ion Iliescu, successeur du dictateur déchu, a été accusé d'avoir lancé ces rumeurs et l'enquête est toujours en cours).
  • 27 août 1991 : indépendance de la République de Moldavie, aussitôt reconnue par la Roumanie.


Politique et administration

Article détaillé : Politique de la Roumanie.

Principes constitutionnels

La Constitution roumaine a été adoptée par référendum en 1991, et fait de la Roumanie une République parlementaire avec une orientation présidentielle qui rappelle la Constitution française de 1958. Elle fut révisée en 2003.

Symboles

L'organisation des pouvoirs

La Constitution révisée de 2003 prévoit l'élection du Président de la République au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans (il était de 4 ans auparavant). Ce dernier nomme le Premier ministre qui dirige l'action gouvernementale. Il peut être renversé par une motion de censure par le Parlement. Ce dernier est composé de la Chambre des Députés et du Sénat conformément à la tradition bicamérale que la Roumanie a connue avant l'instauration du régime communiste. Les deux Chambres sont élues pour un mandat de 5 ans au suffrage universel direct et disposent des mêmes pouvoirs en ce qui concerne la responsabilité politique du Gouvernement. La Cour constitutionnelle contrôle la constitutionnalité des lois, et juge de l'élection des parlementaires comme de l'élection du président de la République. Enfin elle peut être saisie par tout citoyen lors d'un procès ou par tout juge par une question préjudicielle de constitutionnalité.

Découpage administratif

Régions historiques

Article détaillé : Régions historiques de Roumanie.
  • La Moldavie (en roumain : Moldova) dont seule la moitié ouest fait actuellement partie de la Roumanie, entre les Carpates orientales et la République de Moldavie (qui est la moitié est).
  • La Valachie (en roumain : ?ara Româneasc?) composée de :
    • l' Olténie ou "Petite Valachie" (en roumain : Oltenia) au sud-ouest;
    • la Munténie ou "Grande Valachie" (en roumain : Muntenia) au sud-est;
    • la Dobrogée (en roumain : Dobrogea, en bulgare : Dobroudja) au sud-est, au bord de la mer.

Subdivisions actuelles

Article détaillé : Subdivisions de la Roumanie.

Les subdivisions administratives utilisées aujourd'hui sont les 41 jude?e (jude?, au singulier du latin judicium, ou « juge ») qui sont détaillés dans l'article de fond. De plus, la capitale, Bucarest, compte aussi comme subdivision administrative autonome, mais depuis 1997 elle est incluse dans un nouveau jude?, le jude? de Ilfov, tout en gardant son autonomie. Les Roumains appellent cette subdivision « le municipe de Bucarest » (municipiul Bucure?ti du latin municipium).

Principales villes

Article détaillé : Villes de Roumanie.

Tendances politiques, partis et élections

La position géographique aux marges des grands empires (romain, byzantin, mongol, ottoman, austro-hongrois, russe) et de l'URSS a depuis leur origine déterminé les Roumains à pratiquer une politique de survie en jouant sur les intérêts contradictoires de ces puissances. En fin de compte, c'est ce qui a permis leur émergence en tant qu'état.

Alors que le pays avait commencé sa modernisation et sa démocratisation sous divers gouvernements parlementaires entre 1856 et 1938, un régime autoritaire se met en place en 1938, puis une dictature en 1940, et enfin un totalitarisme en 1945. Successivement pro-Allié en 1938, pro-nazi en 1940 et communiste en 1945, le régime est devenu de plus en plus répressif et sanglant (avec toutefois un "desserrement" dans les années 1965-1972). La société civile a tenté de résister au totalitarisme, de manière de plus en plus feutrée et passive à mesure que les résistants étaient exterminés. Le communisme en Roumanie a connu trois périodes, correspondant à trois générations de communistes :

  1. la « revanche » (sur la société démocratique bourgeoise antérieure, mais aussi sur le fascisme), phase violente de terreur, d'arrestations massives, où les minorités du pays étaient majoritaires au Parti ;
  2. la « normalisation », phase de développement de la nomenklatura, où les opportunistes issus de la majorité orthodoxe rurale font carrière, marginalisent les camarades issus des minorités (dont beaucoup quittent le pays, voire sont purgés par les nouveaux dirigeants) et portent le Parti à trois millions de membres ;
  3. le « national-communisme » - un régime à la fois répressif et ultranationaliste d'inspiration néostalinienne et nord-coréenne qui se traduit par une accentuation de la misère populaire, un refus de la perestroïka et une coupure entre les « conservateurs » du régime et les « réformateurs », qui aspirent à en finir avec le communisme et s'appuient sur Gorbatchev et la France pour renverser Ceau?escu en 1989. Après quoi, « conservateurs » et « réformateurs » font à nouveau bloc au sein du FSN (Frontul Salv?rii Nationale) et gardent le pouvoir jusqu'en 1996[8].

Les élections de 1996 ont provisoirement écarté la nomenklatura du pouvoir politique (mais pas du pouvoir économique), au profit d'une coalition des partis démocratiques (CDR ou Convention démocrate roumaine et USD, Union sociale-démocrate). Le président Emil Constantinescu a été alors le premier président roumain à condamner officiellement les crimes commis par le régime d'Ion Antonescu contre les Juifs et les Roms. Le FSN, rebaptisé PSD (Parti social-démocrate), revient au pouvoir en 2000, mais subit une nouvelle défaite en 2004 face à l'Alliance D.A. (composée essentiellement des successeurs de la CDR, le Parti démocrate et le Parti national libéral).

En décembre 2006, quelques jours après la cérémonie d?entrée dans l?Union européenne, le président Traian B?sescu a été le premier président roumain à condamner officiellement les crimes commis par le régime communiste. En 2007, les historiens de la commission présidentielle pour l'analyse de la dictature en Roumanie, ont officiellement évalué les victimes civiles du fascisme roumain à un demi-million de personnes, et celles du communisme à deux millions, soit environ 10% de la population[9].

Le président Traian B?sescu du parti démocrate a été élu président en 2004 face au candidat socialiste Adrian N?stase. Au parlement, l'alliance D.A. (O.U.I. en roumain - Dreptate Adev?r voulant dire Droitesse/Justice Vérité) entre le Parti démocrate et le Parti national libéral a pu se maintenir en place avec le but affiché de faire adhérer la Roumanie à l'Union européenne.

Depuis l'été 2006, les confrontations entre C?lin Popescu T?riceanu, premier ministre libéral, et le président ont abouti en avril 2007 à l'éclatement de l'alliance, lorsque le premier ministre a exclu du gouvernement le Parti démocrate. Selon lui, l'alliance ne pouvait plus fonctionner « à cause des démocrates » et d?un « président qui a fait passer ses intérêts politiques personnels devant les intérêts des Roumains.»

Le 3 avril 2007, le Parlement a voté d'urgence [10], avec 302 votes pour et 27 votes contre[11], un gouvernement minoritaire représentant 22% des parlementaires et formé entre les libéraux et les représentants de la minorité hongroise. Le Parti social-démocrate, dans l'opposition, a soutenu ce gouvernement pour une durée limitée et seulement afin de permettre la sortie de la crise politique. Le Parti de la grande Roumanie a annoncé voter contre à cause de la présence de l'alliance hongroise dans le nouveau gouvernement. Le grand perdant à court terme est le Parti démocrate, qui devrait entrer en opposition et qui depuis 2006 fait appel aux élections anticipées.

En parallèle, le Parlement a lancé une procédure de destitution du président B?sescu pour violation de la Constitution. Le 20 avril, le Parlement a voté la suspension du président[12], qui est confirmée par la Cour constitutionnelle. Lors du référendum du 19 mai 2007, les Roumains choisissent à 75% de maintenir B?sescu dans ses fonctions.

Dirigeants actuels

Justice

Ordre public et défense

Système de protection sociale et de santé

Éducation

Santé

Fiscalité et budget de l'État

Appartenance à des organisations internationales

Relations extérieures et diplomatie

Politique relative à l'OTAN

La nomenklatura a toujours entretenu de bonnes relations avec tous les états du tiers monde, y compris avec ceux que les États-Unis classent comme « États-voyous ». Les gouvernements successifs de la Roumanie n'avaient aucune raison de changer de politique, mais l'inquiétude suscitée par l'impérialisme russe et ukrainien en mer Noire ont poussé la Roumanie à rejoindre l'OTAN en 2004.

Les intérêts de la Roumanie ne sont pas toujours les mêmes que ceux des partenaires historiques comme la France et cette implication en Irak avait fait réagir la France. Selon le président Traian B?sescu, « la démocratie ne peut pas être protégée sans l'OTAN et l'UE » et l'alliance avec les États-Unis ne remet pas en cause l'engagement européen de la Roumanie. Il a aussi déclaré que l?OTAN resterait, après l?adhésion du pays à l?UE, le principal moyen de maintenir la sécurité du pays.

Politique dans l'Union européenne

La Roumanie est le premier pays de l'Europe centrale et de l'est qui a établi des relations avec la Communauté européenne, depuis 1974. Après son adhésion à l'Union européenne le 1er janvier 2007, en même temps que la Bulgarie, la plupart de ses parlementaires ont rejoint le groupe des libéraux européens (qui voient ainsi leur nombre augmenter de 17%) et les partis de centre-droite; un moindre nombre a rejoint le groupe socialiste, et quelques-uns, l'extrême-droite européenne qui a ainsi pu se constituer en groupe. La plupart de ces euro-députés, quel que soit leur engagement actuel, ont un passé communiste.

Selon le président roumain, l?extension et l?approfondissement de l'UE peuvent se dérouler simultanément, et la Roumanie soutiendra très fortement les partenariats avec la République de Moldavie et avec les États des Balkans de l?Ouest (Albanie, pays de l'ex-Yougoslavie)[13]. La Roumanie va donner des visas gratuits pour les citoyens de République de Moldavie et pour ceux de la Serbie.

Le premier ministre italien Romano Prodi et son homologue roumain Calin Popescu-Tariceanu ont signé le 16 janvier 2007 à Bucarest une déclaration politique commune. Compte tenu des relations excellentes entre ces deux pays, ils s?engagent à ce que leurs gouvernements coordonnent les démarches dans le cadre de l?Union européenne, notamment en ce qui concerne la constitution et l'intégration des pays de l'ouest des Balkans. Cette déclaration se fait alors que les deux pays fêtent 10 ans depuis la signature du Partenariat stratégique commun. L'Italie est la destination préférée des Roumains (devant l'Espagne), environ 300 000 Roumains ont travaillé en Italie en octobre 2006, sans compter les travailleurs clandestins. L'Italie est le principal investisseur en Roumanie et le plus grand importateur (19,4% des importations) et exportateur (15,6% des exportations).

La Roumanie souhaite être au c?ur de la stratégie énergétique de l?Union européenne[14]. Désormais, des pays pétroliers comme le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan sont à proximité de la frontière maritime de l'UE. La mer Noire est vue à Bucarest comme une priorité qui peut permettre de réduire la dépendance énergétique de l'Union européenne, des Balkans occidentaux et de la République de Moldavie à l?égard de la Russie. De ce fait, la Roumanie devrait permettre à l'UE de mieux négocier le futur accord énergétique avec la Russie dont les discussions ont débuté en 2006.

La Roumanie se propose d?être leader régional, a déclaré le président Traian B?sescu au cours du débat « La Roumanie européenne, la Roumanie euro-atlantique, la Roumanie dans la sphère des relations internationales » organisé par l?Association George C. Marshall et l?Administration présidentielle.

Les premières élections pour élire les 35 euro-députés ont eu lieu le 13 mai 2007. Le premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, qui pourtant avait soutenu cette date au début, proposa un report de l'élection. Son opposant politique, le président, pensa qu'il n'était plus possible de la retarder vu que l'argent pour l'organiser avait déjà été dépensé.

Réponse aux défis globaux

La Roumanie est le premier pays du monde à avoir signé le protocole de Kyoto. Néanmoins, l'aspect environnemental est encore peu pris en compte dans le mode de développement actuel de la Roumanie, malgré les efforts du Ministère de l'Environnement.

Développement

Article détaillé : Développement de la Roumanie.

En octobre 2008, le salaire moyen mensuel net était de 1327 RON (350? en octobre 2008)[15]. Le salaire minimum garanti par la loi ou par les conventions collectives du travail est de 1200 RON (298 ?) pour les cadres et de 600 RON (149 ?) pour les autres catégories [16]. L'impôt sur le revenu est de type proportionnel (également appelé impôt à taux unique) à 16%, et le montant moyen des retraites est d'environ 700 RON (175?) au 22 octobre 2008 (hors retraites des agriculteurs) [17].

La décennie 1990 - 1999 est extrêmement difficile et marquée par une crise économique (chute de 48% du PIB industriel, inflation comprise entre 50% et 300%, l'écroulement de la monnaie nationale - en 1999 le leu vaut 1000 fois moins qu'en 1990 , des nouvelles coupures sont émises tous les ans, le chômage passe de 2% à 12% et cause des mouvements syndicaux parfois très violents - en 1990 et 1991 des dizaines de milliers de mineurs envahissent Bucarest en saccageant le siège du gouvernement et provoquant des dizaines de morts et des blessés, en 1999 le mouvement se répète mais les gendarmes parviennent à gagner la "bataille" (selon une expression utilisée à l'époque). L'année 2000 marque une amélioration de la situation et l'économie roumaine est en très forte croissance depuis l'année 2001 (4 à 9% par an). L'économie roumaine a été déclarée économie de marché fonctionnelle par la Commission européenne en octobre 2004. Son PIB en parité de pouvoir d'achat (247 milliards de dollars) place la Roumanie au 45e rang mondial fin 2007, au niveau du PIB tchèque[18].

La majorité au pouvoir entre 2004 et 2008 a mis en place une politique économique d'inspiration libérale, visant à réduire le nombre des entreprises d'état (encore autour de 30% du PIB en 2006 selon une estimation de Deutsche Bank), attirer plus d'investissements étrangers (7e destination en Europe en 2006 selon Financial Times), réduire la fiscalité et le chômage (4,3% janvier 2008 et 1,8% à Bucarest [19], mais avec un taux de chômage de jeunes nettement plus élévé à 21,4% fin 2006 [20]) pour pouvoir faire face à la concurrence à l'intérieur de l'Union européenne.

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie de la Roumanie.
Évolution de la population (recensements)
  • 1859 - 8 600 000 (Valachie et Moldavie sans la Bessarabie et la Bucovine)
  • 1912 - 12 923 600
  • 1930 - 18 052 896 (la Grande Roumanie ; 71,9 % Roumains)
  • 1948 - 15 872 624 (territoire actuel de la Roumanie)
  • 1956 - 17 489 450
  • 1966 - 19 103 163
  • 1977 - 21 559 910
  • 1992 - 22 810 035
  • 2002 - 21 698 181
  • 2007 - 22 350 000 (est. CIA)

Monnaie

La monnaie roumaine est le leu (l'appellatif technique est RON, 1? = 3,96 RON au 30 décembre 2008).

Ressources naturelles

La Roumanie possède plusieurs sortes de ressources naturelles :

  • pétrole ;
  • gaz naturel ;
  • charbon ;
  • minerais de fer ;
  • sel ;
  • terres arables ;
  • ressources hydrauliques.

Revenus de la population, salaires et développement humain

Emploi

Entreprises

Principaux secteurs de l'activité économique

World Trade Center Bucarest
Article détaillé : Économie de la Roumanie.

Agriculture et agro-alimentaire

Industrie

Commerce

Finances

Tourisme

Le jugement dernier, peinture en style orthodoxe byzantin sur les murs du monastère Vorone? (construit en 1488). On y voit a gauche le paradis, à droite les enfers, et en haut l'image contemplative du Christ tout-puissant avec les signes du zodiaque[21]. On peut voir, en bas à gauche, l'Arbre de la Vie et la Croix de Lorraine.

Stations touristiques de la mer Noire

Les stations du littoral s'étalent sur une frange côtière allant du sud de la ville de Constan?a jusqu'à la frontière bulgare. Elles bénéficient d'un long ensoleillement et d'une chaleur tempérée, la moyenne étant de 25 °C en été. 250 254 touristes les ont fréquentées en 2006.

Stations touristiques de montagne

Le delta du Danube

Vlad ?epe?

Le delta du Danube est un endroit unique en Europe, déclaré réserve naturelle par l'UNESCO.

Châteaux

Les châteaux et les places fortes.

Dracula

Il est difficile de parler de la Roumanie, sans évoquer la célèbre figure du comte Dracula popularisé par l'écrivain irlandais Bram Stoker et des dizaines d'?uvres de l'industrie cinématographique américaine. Grâce à lui, l'image de la Roumanie est associée aux mythes des vampires et de ce personnage fictif inspiré par le nom et les vies de deux princes de Valachie: Vlad II le Dragon (Vlad Dracul, membre de l'ordre du Dragon initié par Sigismond de Luxembourg) et son fils Vlad III l'Empaleur (Vlad ?epe?). Sa légende associe également (sur des critères non-historiques) la ville médiévale de Sighi?oara et le château de Bran, qui sont devenus des destinations touristiques importantes, au détriment d'autres richesses plus authentiques comme la tour de Chindia à Târgovi?te, moins spectaculaire mais réellement bâtie sous le règne de Vlad ?epe?.

La Transylvanie

Place de la Roumanie dans l'économie mondiale

Le PIB de la Roumanie (121,3 milliards d'euros fin 2007)[22] dépend des services pour 55,2%, de l'industrie pour 34,7% et de l'agriculture pour 10,1% pour une population quasi-égale dans les trois secteurs. Le rythme de croissance économique a été de 7,7% en 2006 et de 6,7% en 2007. L'inflation en rythme annuel en janvier 2008 est à 7,26% [23], le déficit budgétaire en 2007 de 2,3% du PIB et l'endettement de l'État est à 25% du PIB.

Le classement publié le 16 septembre 2006 par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement situe la Roumanie à la 24e place (sur 141 pays) au regard de l'attractivité pour les IDE et la dette publique représente moins de 20% du PIB. Cinq compagnies de Roumanie ont un chiffre d?affaires supérieur à un milliard d?euros : Petrom (groupe OMV), Rompetrol, Mittal Steel (ancien Sidex, groupe Arcelor-Mittal), Metro Romania (groupe Metro AG) et Automobile Dacia (groupe Renault).

Le journal Le Monde remarque qu'en 2005 et 2006, « la Roumanie a attiré 15 milliards d'euros d'investissement (étranger), plus que les 14 milliards d'euros que le pays avait attirés de 1990 à 2004 ». En 2007, le pays a attiré près de 7 milliards d'euros de IDE[24].

Codes internationaux

La Roumanie a pour codes :

Culture et société

Article détaillé : Culture de la Roumanie.

Les Roumains décrivent souvent leur pays comme une « île de latinité dans un océan slave ». Cette expression isolationniste a été popularisée par Nicolae Iorga, historien et homme politique de l'entre-deux-guerres. Toutefois il faut mettre un bémol sur la Hongrie qui ne fait pas partie des pays slaves. Mais surtout, la latinité est essentiellement linguistique: sur les autres plans de la culture traditionnelle, la Roumanie se situe bien au carrefour de l'Europe centrale à laquelle elle appartient par la Transylvanie, de l'Europe orientale à laquelle elle appartient par la Moldavie, et des Balkans auxquels elle appartient par la Valachie et la Dobrogée. Par ailleurs, depuis l'époque des "Lumières", la Roumanie a subi une très forte influence occidentale et notamment française, combattue jadis par des partisans de l'"autochtonisme orthodoxe" tels le philosphe Nae Ionescu ou l'essayiste Nichifor Crainic, et aujourd'hui par les polémistes tels Adrian P?unescu ou Corneliu Vadim Tudor.

Patrimoine linguistique

Le roumain, de structure grammaticale latine, compte environ 18% de mots venus des langues slaves voisines, mais 75 % du lexique est d'origine latine. Les Roumains comprennent avec une relative facilité l'italien (et encore plus le napolitain) même sans l'avoir appris, et plus d?un quart de la population roumaine comprend et parle le français. La Roumanie est donc un pays francophone important[25]. Elle a d?ailleurs accueilli le XIe Sommet de la francophonie en 2006[26].

Il y a en tout 25 millions de roumanophones, dont 19,3 millions en Roumanie (sur 22,3 millions d?habitants) et 3 millions en République de Moldavie (sur 4,5 millions d?habitants). Approximativement, deux millions de citoyens roumains ont une autre langue maternelle que le roumain : hongrois (1 434 377 citoyens), romani (535 250 citoyens) [3], allemand, russe, turc, grec, arménien... Un million et demi de citoyens moldaves aussi : russe, ukrainien, turc, bulgare. Et deux millions de roumanophones ne sont ni citoyens roumains ni citoyens moldaves : ils peuvent être citoyens ukrainiens, serbes (principaux pays à minorités roumanophones historiques), russes (suite à la déportation), italiens, espagnols, français, canadiens, américains, australiens, allemands, suisses ou belges (principaux pays de la diaspora).

Cultes

Parmi les Roumains et autres ethnies qui vivent en Roumanie, 87% sont orthodoxes, 6% catholiques et 7% protestants. L'Église orthodoxe a fait un retour en force depuis la chute du communisme, les fêtes religieuses sont suivies avec assiduité et plus de mille nouvelles églises ont été construites dans le pays. Toutefois des contestations se font jour à ce sujet, notamment au sujet du prix très élevé des baptêmes, mariages et enterrements, et ce d'autant que les prêtres sont (modestement il est vrai) rémunérés par l'état, malgré le principe de laïcité inscrit dans la Constitution.

Patrimoine architectural

Patrimoine artistique et événements culturels

Fêtes et jours fériés

Fêtes et jours fériés
DateNom françaisNom localRemarques
1er et 2 janvierNouvel anAnul nou
en avril ou en maiPâquesPa?te (singulier) ou Pa?ti (pluriel)La Pâque orthodoxe ne correspond pas souvent à celle catholique.
1er maiJour du travailZiua muncii
1er décembreJour de l'UnionZiua UniriiC'est le jour de la fête nationale roumaine. Il célèbre l'Union de la Transylvanie à l'ancien Royaume de la Roumanie, le 1er décembre 1918.
25 - 26 décembreNoëlNa?terea Domnului (Cr?ciun)

Médias

Presse locale
Télévision locale
Blogs et sites d'information locaux

Littérature

Architecture

Peinture

Sculpture

Musique

Article détaillé : Musique roumaine.
Taraf

La musique roumaine est particulière au sein de l'Europe de l'Est car la population roumaine n'est pas slave mais en majorité latine, tout comme celle de Moldavie, dont la musique partage bien des aspect d'ailleurs. De plus, il existe une grande minorité tsigane particulièrement versée dans la musique et appelée les L?utari qui accompagnent traditionnellement les fêtes et banquets (mariages...).

La musique folklorique traditionnelle est très ancienne et se reflète aujourd'hui jusqu'au sein des autres styles de musique - mêmes les plus modernes ou populaires (manele) - joués dans le pays. Un musicien comme Gheorghe Zamfir a été l'ambassadeur de cette musique grâce à son succès de par le monde avec sa flûte de pan (naï).

La musique religieuse inspirée de la musique byzantine s'est aussi adaptée à cette spécificité folklorique et s'est développée au sein de monastères orthodoxes au cours du XVe siècle. La polyphonie qui s'y est implantée au XVIIIe siècle vient elle de l'influence russe et européenne.

Photographie

Cinéma

Gastronomie

Sport

Article détaillé : Sport en Roumanie.

Le football et la gymnastique sont extrêmement populaires et sont des sports dans lesquels s'illustrent les Roumains. En rugby à XV, la Roumanie a souvent mis en difficulté le XV de France.

Depuis la fin du régime communiste, le pays connaît une période d'effacement de sa présence sur la scène sportive internationale, peut-être due à ses difficultés économiques.

Sur le plan interne, la scène sportive est dominée par quelques personnes très médiatisées, comme Nadia Com?neci, Gheorghe Hagi et également Adrian Mutu.

Personnalités liées à la Roumanie

Quelques Roumains internationalement connus :


Autres roumains :

Rayonnement culturel international

Francophonie

La Roumanie fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie. À peu près tous les Roumains ayant dépassé l'école primaire, comprenaient et parlaient le français avant 1989, en partie grâce à l'héritage latin commun aux deux langues, mais surtout à cause de la francophilie héritée de l'influence des Lumières au XVIIIe siècle, et de l'aide française à l'unité roumaine durant le XIXe siècle. Jusqu'en 1945, la Roumanie et la France avaient gardé des relations culturelles et politiques étroites, et partagé les mêmes orientations politiques. En 1968 encore, lors de sa visite à Bucarest en mai, Charles de Gaulle était spontanément ovationné à Bucarest, alors qu'il était conspué à Paris[27]. Mais après 1989, les Roumains découvrent une nouvelle France aux yeux de laquelle la Roumanie n'est plus une petite s?ur des Balkans, ni une alliée, tandis que Bucarest n'est plus un petit Paris[28]. Aux yeux de cette nouvelle France, la Roumanie paraît être une sorte de Syldavie[29] quelque peu sordide (le sort des orphelins et des Roms occupe l'espace médiatique), une Syldavie suspecte de fascisme, de xénophobie et d'antisémitisme atavique[30]. Mortifiés par cette image de la Roumanie en France, de nombreux Roumains se tournent vers d'autres horizons culturels, et le français est depuis lors en perte de vitesse. De plus, auprès de jeunes, l'omniprésence de l'anglais, notamment dans le monde économique, et la quasi-disparition des productions en français à la télévision roumaine jouent un rôle tout aussi important.

Notes et références

  1. ? {el}http://www.megarevma.net/ellin_i_romios.htm
  2. ? La dénomination de Roumain (pour roumanophone) n'apparaît pas avec la Roumanie moderne, mais la précède. Les premières attestations des Roumains se désignant eux-mêmes avec le nom de « Romains » datent du XVIe siècle, alors que des humanistes italiens commencent à rendre des récits écrits sur leurs voyages en Transylvanie, Valachie et Moldavie. Ainsi, Tranquillo Andronico écrit en 1534 que les Roumains (« Valachi ») « s?appellent eux-mêmes Romains ». En 1532, Francesco della Valle, accompagnant le gouverneur Aloisio Gritti à travers la Transylvanie, la Valachie et la Moldavie, note que les Roumains ont préservé leur nom de Romains et qu'« ils s?appellent eux-mêmes Roumains (Romei) dans leur langue ». Il cite même une phrase en roumain : « Sti rominest ? » (« Connais-tu le roumain ? », en roumain correct « ?tii române?te ? »), Ferrante Capeci écrit vers 1575 que les habitants de ces provinces s?appellent eux-mêmes Roumains (romanesci), tandis que Pierre Lescalopier remarque en 1574 que « Tout ce pays la Wallachie et Moldavie et la plus part de la Transilvanie a esté peuplé des colonies romaines du temps de Trajan l?empereur? Ceux du pays se disent vrais successeurs des Romains et nomment leur parler romanechte, c'est-à-dire romain ? » D'autres témoignages sur le nom que les Roumains se donnaient eux-mêmes viennent des intellectuels ayant vécu dans les pays roumains ou les ayant connus de très près. Ainsi le Saxon transylvain Johann Lebel note en 1542 que les Roumains se désignent eux-mêmes sous le nom de « Romuini », alors que le chroniqueur polonais Orichovius (Stanis?aw Orzechowski) observe en 1554 qu?« en leur langue, les Roumains s?appellent « romin », selon les Romains, et « Valaques » en polonais, d?après les Italiens ». Le Croate Antun Vran?i? remarque vers 1570 que les Roumains vivant en Transylvanie, Moldavie et Valachie se nomment eux-mêmes Romains (Roumains) et le Hongrois transylvain Márton Szentiványi cite en 1699 les expressions roumaines « Sie noi sentem Rumeni » (« Nous aussi, nous sommes Roumains », correctement en roumain « ?i noi suntem români ») et « Noi sentem di sange Rumena » (« Nous sommes de sang roumain », en roumain correct « Noi suntem de sânge român »).
  3. ? Les rivières roumaines sont menacées par un "désastre écologique" , Le Monde, 31 juillet 2008, page 7.
  4. ? Dépêche sur le site du Tageblatt
  5. ? Dennis Deletant, Ceausescu and the Securitate, Hurst 1995, ISBN 973-28-0882-9
  6. ? Le Canard enchaîné du mercredi 27 décembre 1989: "Ceausescu finit l'année très abattu"
  7. ? Citation de Simone Veil à Orvault en 2008 dans dans Philosophie Magazine n° 25, Déc.08/Jan.09, préparé par Martin Duru : [1]
  8. ? Catherine Durandin, Histoire des Roumains, Fayard
  9. ?
    • Jim Compton, U-Md. Teacher Heads Inquiry in Romania. Probe of Communist Past Stirs Backlash, Washington Post, Jul 28, 2006.
    • Vladimir Tism?neanu, Archéologie de la Terreur, ALL Politic, Bucarest
    • Vladimir Tism?neanu, The Crisis of marxist ideology in Eastern Europe: the Poverty of Utopia, Routledge, 1988
    • Vladimir Tism?neanu, Dorin Dobrincu, Cristian Vasile, Rapport final de la commission présidentielle pour l'analyse de la dictature en Roumanie (Bucarest, Humanitas, 2007)
  10. ? La Roumanie se dote d'un gouvernement minoritaire
  11. ? Le gouvernement restructuré du Premier ministre Calin T?riceanu a été approuvé
  12. ? Le président Traian B?sescu suspendu de ses fonctions sur roumanie.com.
  13. ? La Roumanie plaide en faveur de la poursuite par l?UE de la politique des portes ouvertes
  14. ? Roumanie : projets énergétiques pour la région de la mer Noire
  15. ? [pdf] [http://www.financiarul.com/articol_18501/salariul-mediu-net-in-octombrie:-1.327-lei-mai-mare-cu-224.html
  16. ? http://www.zf.ro/eveniment/1-200-de-lei-salariul-minim-brut-pentru-angajatii-cu-facultate-3702781/
  17. ? [2]
  18. ? CIA - The World Factbook - Rank Order - GDP (purchasing power parity)
  19. ? Rata somajului, in ianuarie, a crescut cu 0,2% fata de decembrie si a ajuns la 4,3%
  20. ? [pdf] http://www.dnet.at/elis/Arbeitsmarkt/aminter_ALQJugendinter_Jahr_en.pdf
  21. ? Photographies plus détaillées
  22. ? Economia a crescut cu 6% anul trecut, peste asteptari. Leul a recuperat teren - Stiri din Economie pe Wall-Street
  23. ? Bloombiz : Business : Inflatia anuala s-a accentuat in ianuarie la 7 26 nivel maxim pentru ultimele 20 de
  24. ? Investitiile straine directe in Romania au depasit 7 mld. euro in 2007 - Stiri din Economie pe Wall-Street
  25. ? http://fr.wikipedia.orghttp://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Knowledge_French_EU_map.png
  26. ? Sommet de la Francophonie 2006
  27. ? Sanda Stolojan, Avec De Gaulle en Roumanie, L'Herne, Paris 1991, ISBN 2-85197-283-9
  28. ? Paul Morand, Bucarest, Plon, Paris 1935
  29. ? Hergé, Le sceptre d'Ottokar, série Tintin, Casterman
  30. ? Décrivant le fascisme roumain et ses crimes, les historiens Carol Iancu (français, Université de Montpellier) et Radu Ioanid (américain) parmi bien d'autres, pensent et écrivent que ces courants xénophobes et antisémites font partie intégrante de l'identité roumaine.

Voir aussi

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur la Roumanie.

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Wikimedia Commons propose un atlas sur la Roumanie.

Articles connexes

Liens externes

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